HYROX Lyon 2026

Publié le 20 mai 2026 à 22:55

20 mai 2026 - Lyon - HYROX en catégorie Double Men - Difficulté : Moyenne

J’ai pris le départ de mon tout premier HYROX à Lyon en catégorie Double Men.

Une course qu’on préparait depuis longtemps avec mon binôme. Sur le papier, on avait un niveau assez similaire, et dès le début de la préparation, on avait déjà tout planifié : l’allure à adopter, les transitions, qui commence chaque atelier, les moments où accélérer… tout avait été travaillé à l’entraînement.

L’objectif était clair : passer sous la barre des 1h10.
Et dans le monde de l’HYROX, c’est déjà un très gros chrono.

Plus la course approchait, plus l’excitation montait. L’engouement autour de cette discipline est énorme, et enfin… le jour J était arrivé.

La nuit avant la course a été catastrophique.        
Très peu de sommeil, beaucoup trop d’adrénaline et de stress. Mais une fois arrivé sur place, impossible de penser à autre chose qu’à la course. L’atmosphère était incroyable. Une ambiance monstrueuse, des centaines d’athlètes, la musique, les lumières… tout était fait pour faire monter la pression.

Puis vient ce moment marquant : la fameuse salle Red Bull.
Une pièce remplie de coureurs prêts à partir, des lumières dans tous les sens, le chrono qui défile, l’adrénaline qui explose. À cet instant-là, tu comprends vraiment que tu vas entrer dans quelque chose d’unique.

Départ officiel à 11h20.

On s’était promis de ne pas partir trop vite, car c’est l’erreur classique sur HYROX.
Mais comme beaucoup… dès le premier run, on part un peu trop fort.

Premier atelier : le SkiErg.
Les sensations sont excellentes. Il commence,  je termine, tout se passe parfaitement.

Deuxième kilomètre : je relance encore fort.  Je remarque que mon binôme commence légèrement à décrocher derrière, alors instinctivement, j’essaie de compenser un peu plus sur les stations suivantes.

On arrive ensuite sur le Sled Push.
Là, surprise : les jambes prennent un énorme coup. Mais la puissance est notre point fort, et malgré la fatigue musculaire, on avance bien.

Puis vient le Sled Pull, qu’on avale presque directement tant on se sent forts sur cet atelier.

Les kilomètres s’enchaînent.
Le rameur nous permet de récupérer légèrement comme prévu dans notre stratégie.

Tout est chronométré au millimètre : les transitions, les ravitaillements, les relances… impossible de perdre du temps.

Sur les Farmer Carry, petit moment d’incompréhension : je pense qu’il ne faut faire qu’un tour et je demande à mon binôme de poser les kettlebells un peu trop tôt. Résultat : une transition supplémentaire qui nous coûte quelques secondes précieuses.

Mais au milieu de course, quelque chose se passe toujours chez moi.

Plus la fatigue augmente, plus je me transforme.
C’est comme si mon niveau montait avec l’intensité.

Puis arrivent les burpees broad jumps.
L’atelier qui change une course. Il y a clairement un avant et un après les burpees sur un HYROX. Le souffle se coupe, les jambes brûlent, mais étonnamment… ça passe bien.

Et là arrive le moment clé.

Le moment dont on avait parlé des dizaines de fois à l’entraînement.

C’était ici qu’il fallait performer.

Je relance très fort.
Mon binôme commence à craquer physiquement. J’essaie de le motiver avec des gestes, des encouragements, mais je sens que le rythme devient très dur pour lui.

On arrive ensuite sur les fentes marchées avec le sandbag de 20 kg, une station où il se sentait en confiance. Sur la dernière transition,       le sandbag manque de tomber au moment du relais… mais je le rattrape au dernier instant avec les mains.

Puis arrive le dernier run.

Je regarde ma montre.

Le chrono est extrêmement serré.

C’est maintenant ou jamais.

Je relance sous les 4:00/km.
Et à ce moment-là… j’ai l’impression d’avoir des super pouvoirs.

Je suis torse nu sur la Fast Lane, avec mes Puma Nitro Elite orange, tout le monde encourage.                  

Les cris, l’ambiance, l’énergie… tout devient irréel.

J’accélère encore.

Puis je me retourne.

Et je ne vois plus du tout mon binôme..

Il avait complètement craqué.

J’arrive au ravitaillement, je prends deux verres d’eau… et il n’est toujours pas là. Quelques secondes plus tard, il revient enfin et on part directement sur la dernière station : les Wall Balls.

Je regarde ma montre.

1h09.

Et là, je comprends immédiatement.

Le sort est déjà scellé.

Impossible de faire moins de 1h10 avec 100 wall balls à effectuer. Peu importe la volonté, on ne peut pas aller plus vite que la balle qui redescend.

On termine finalement en 1h11 et 36 secondes.

Un très bon chrono pour une première participation.

Mais honnêtement… je reste sur ma faim, parce que je sais que ce chrono est loin de refléter mon vrai niveau.

Je ne lui en veux pas du tout. Après la course, il m’a dit qu’il avait tout donné, qu’il était à fond, qu’il n’en pouvait plus et qu’il lui était impossible de me suivre sur la fin.

Mais au fond de moi, je le sais.

On pouvait faire beaucoup mieux.

Malgré tout, je garde des souvenirs incroyables de ce premier HYROX Lyon. L’ambiance était folle, l’organisation exceptionnelle, et cette discipline m’a complètement marqué.

Quelques jours après la course, je ne suis toujours pas redescendu émotionnellement.

Et une chose est sûre :

Je serai présent à Nice le 1er novembre.

Probablement avec un nouveau binôme.

Objectif : battre cette barrière des 1h10.

Et cette fois…

Je serai encore plus fort.

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